Soldat Paul Naudet

La Municipalité, avec le concours du Souvenir Français, a restauré la tombe du soldat Naudet, au cimetière des Sœurs. L’occasion de revenir, suite aux recherches de Didier CALLABRE, sur l’histoire de ce combattant décédé à l’hôpital Sainte Reyne.

En août 1914 à la mobilisation générale, Paul NAUDET rejoint son régiment, le 46ème Régiment d’Infanterie à la caserne de Reuilly dans le 12ème et ensuite à Fontainebleau, caserne Damesme.Il ne participe pas aux premiers combats meurtriers du début de la guerre mais rejoint le front en pleine retraite, faisant suite à la Bataille des Frontières, le 27 août, avec un renfort de 1000 hommes. Les 30 et 31 août, cela sera son baptême du feu ; le 46ème Régiment d’infanterie de  Paul Naudet perd 900 hommes vers Fossé dans les Ardennes,  il participe en septembre à la Bataille de la Marne.

En octobre, les deux ennemis s’enterrent, c’est la guerre des tranchées, la boue, la mort. Le 46ème Régiment d’Infanterie, est fin octobre au pied du village de Vauquois, dans la Meuse ; située sur une butte, la position est stratégique pour les commandements, cela deviendra une butte meurtrière avec la guerre des mines. Au petit jour du 29 octobre 1914, pour la deuxième journée consécutive, c’est l’attaque par le 3ème Bataillon du 46ème RI, le terrain est découvert, sans aucun abri possible, les deux compagnies, la 9ème et la 10ème,sont prises de front et de flanc par un feu violent d’infanterie et un bombardement de canon de 105, la 11ème et 12ème compagnie ne peuvent déboucher à cause du feu violent qui accueille tout ce qui sort des lisières.

Le soldat Paul Naudet, de la 11ème compagnie, est gravement blessé, il a des plaies profondes aux pieds. Il est évacué du front vers l’arrière après avoir reçu les premiers soins dans les ambulances divisionnaires. Il est transféré à l’hôpital de Sainte Reine, il décède des suites de ses blessures le 2 décembre 1914, à l'âge de 31 ans.

Il est inhumé le 4 décembre dans ce cimetière, comme la plupart des poilus morts à l’hôpital. Sa tombe fut étonnement conservée, alors que la plus part des sépultures, furent soit relevées, cela concerne la majorité, ou soit transférées par les familles.

La présence des plaques souvenirs familiales que l’on peut encore observer de nos jours, atteste d’un passage régulier de sa famille. Sa veuve, Marie Naudet, est décédée en 1969 dans la proche banlieue parisienne à Saint Mandé. Le fils, André Naudet fut adopté pupille de la Nation en 1919, marié en 1932, à l’heure actuelle, nous ne connaissons plus de descendant de la famille Naudet-Teyssandier.