Eglise Saint Leger

Saint Léger, patron de la paroisse, fut évêque d’Autun. Fait prisonnier par Esbröm, maire du palais de Neustrie (l’un des royaumes francs), lors du siège de la ville en 670, il fut torturé et décapité dans une forêt proche d’Arras.

 L’église qui lui fut ici dédiée, fut construite avant 720. Incendiée lors des invasions normandes, elle fut pour moitié reconstruite au 9ème ou 10ème  siècle. L’inscription que l’on peut voir au dessus de la porte (1780) est celle de travaux de consolidation du bâtiment.

 Son plan est celui des anciennes basiliques chrétiennes : une nef au plafond plat, en bois, une abside à 4 pans flanquée de deux absidioles : au sud, l’actuel baptistère ; au nord, la réserve contenant les objets du culte. L’absidiole nord, parfaitement conservée avec ses murs de 2 mètres d’épaisseur, est sans doute la partie la plus ancienne de l’église telle qu’elle se présente aujourd’hui. De l’absidiole sud ne subsistent que quelques vestiges, visibles sur le mur extérieur. L’abside elle-même et la façade sud ont été reconstruites après l’incendie lié aux invasions normandes.

 En 1965, à l’initiative de l’abbé Jovignot, curé d’Alise de 1939 à 1984, l’église fut restaurée grâce à la générosité du chanoine Kir et d’autres donateurs. Les pierres des murs sont alors jointoyées, une petite tribune en pierre remplace la chaire en bois, les boiseries du chœur et la grille qui les séparaient de la nef sont déposées. Un nouvel autel est érigé et le chauffage électrique installé.

 Enfin, en 1991, le clocher de l’église est rénové et rehaussé, mettant ainsi fin à une longue période de 130 années pendant lesquelles l’église fut dotée de deux clochers ! En 1866 en effet, avait été construit au dessus du porche un clocher « moderne » dont la haute flèche, recouverte d’ardoises, se révélera de moindre résistance que son vieux voisin aujourd’hui rajeuni.

 Encastrée dans le mur ouest de l’église, vous découvrirez une statue en buste du chanoine Kir (voir la demeure natale de celui-ci, rue de l’Hôpital).